Née en 1952 à Sainte-Monique au Québec, Pauline Paquin a d’abord vécu en milieu rural sur la ferme paternelle où elle a commencé très jeune à pratiquer le dessin; à l’âge de cinq ans, elle gagnera même un prix à l’émission télévisée Maman Fonfon. Au cégep, ayant à choisir entre les arts plastiques et l’éducation physique, elle optera plutôt pour les techniques infirmières qu’elle étudiera pendant trois ans à Saint-Jérôme. Ensuite, elle vient travailler à Montréal en qualité d’infirmière et reprendra, après un an, ses études interrompues pour obtenir un baccalauréat en nursing. En 1980, elle a comme voisin un peintre qui l’initie à la peinture à l’huile et elle commence sérieusement à s’intéresser à ce médium. Finalement, en 1983, elle décide de se lancer dans ce domaine et d’y consacrer sa vie. Depuis lors, elle expose aussi bien au Québec qu’en Ontario et dans plusieurs galeries de l’Ouest canadien. Elle est de plus,  membre de l’Institut des Arts Figuratifs. 

En fait, le monde de l’enfance selon Pauline Paquin, serait parfait comme titre de l’ensemble de son œuvre. Avec elle, les enfants sont toujours en fête, à la ville comme à la campagne. Un monde féerique d’une grande vitalité dans les couleurs, les lignes, les formes, bref, dans toute la composition. Un tableau de cette artiste, c’est un beau conte, une belle histoire. Certes, le côté illustration est bien présent mais l’anecdote devient universelle. On dirait que ce paradis n’est jamais menacé par le temps parce que la vitalité de Paquin éclate dans ses tableaux 

La peinture de Pauline Paquin est évidemment narrative, mais il ne faudrait pas pour autant nous arrêter aux seules anecdotes, aux détails pittoresques, aux « histoires d’enfants » qu’elle propose. « On m’a souvent dit que ma peinture souriait et pourtant on voit très rarement les visages de mes enfants, d’abord parce que je n’aime pas m’attarder à fignoler des détails, et surtout parce qu’ainsi ils représentent mieux tous les enfants du monde, et pas seulement certains individus d’ici ».